Cotutelle de thèse : définition, étapes et conseils pratiques

30 mai 2026

Une cotutelle internationale de thèse, c’est bien plus qu’un simple séjour à l’étranger pendant un doctorat. C’est un dispositif juridique et académique qui permet à un doctorant de préparer sa thèse simultanément dans deux établissements d’enseignement supérieur, situés dans deux pays différents. Le principe repose sur une mécanique précise de réciprocité : chaque université reconnaît la valeur du travail accompli dans l’autre, et toutes deux s’engagent ensemble à délivrer une reconnaissance commune du parcours.

L’essentiel sur la cotutelle de thèse

  • Une cotutelle internationale est un dispositif de codirection entre deux universités de pays différents.
  • Elle repose sur une convention signée par les deux établissements et conduit à un double diplôme ou un diplôme conjoint.
  • Le doctorant est encadré par deux directeurs et doit effectuer un séjour d’au moins 9 mois dans l’établissement partenaire.
  • Le dispositif favorise la mobilité, élargit le réseau scientifique et renforce l’employabilité internationale.

Qu’est-ce que la cotutelle internationale de thèse ?

Concrètement, le doctorant est inscrit dans ses deux établissements de rattachement. Il est encadré par deux directeurs de thèse — un dans chaque pays — qui assurent une codirection scientifique. Cette double tutelle est formalisée dans un document central, la convention de cotutelle, signée par toutes les parties : le doctorant, les directeurs, les responsables des écoles doctorales et les chefs d’établissement. Sans cette convention, pas de cotutelle. Elle fixe l’ensemble des conditions du partenariat : durée des séjours, langue de rédaction, modalités de soutenance, et surtout le type de diplôme qui sera délivré à l’issue du parcours.

La cotutelle repose sur une convention obligatoire qui engage les deux universités et détermine le type de diplôme final : double diplôme ou diplôme conjoint.

Le diplôme en question est l’un des principaux attraits du dispositif. Il peut prendre la forme d’un double diplôme — deux diplômes distincts, chacun émis par l’un des établissements partenaires — ou d’un diplôme conjoint, un seul document portant les sceaux et signatures des deux institutions. Dans les deux cas, la valeur du titre est reconnue dans les deux pays, ce qui représente un atout considérable pour une carrière scientifique internationale.

L’idée maîtresse derrière ce dispositif est simple : encourager la mobilité doctorale pour renforcer la coopération scientifique, ouvrir les laboratoires à l’international, et offrir aux jeunes chercheurs une expérience de formation à double empreinte culturelle et méthodologique.

Cotutelle, codirection, label européen : quelles différences ?

Avant de se lancer dans un montage administratif, la première question à se poser est : de quoi ai-je vraiment besoin ? Parce que cotutelle, codirection et label européen ne répondent pas aux mêmes objectifs. Les confondre, c’est risquer de perdre du temps sur un dispositif inadapté à son projet.

Infographie minimaliste avec trois colonnes distinctes étiquetées Cotutelle, Codirection et Label Européen, chacune comportant des icônes académiques symboliques.

La codirection de thèse est le cadre le plus souple. Elle désigne un encadrement scientifique partagé entre deux chercheurs, qui peuvent être dans deux laboratoires différents — y compris dans le même pays. Il n’y a aucune obligation de mobilité, aucune convention inter-établissements imposée, et un seul diplôme est délivré, par l’université d’inscription principale. Elle convient parfaitement aux doctorants dont le sujet exige une double expertise sans nécessiter une immersion à l’étranger.

Le label européen, parfois appelé « doctorat européen », ajoute une dimension de reconnaissance mais sans créer de double diplôme. Pour l’obtenir, le doctorant doit notamment avoir effectué un séjour d’au moins trois mois dans un autre pays européen, soutenir sa thèse devant un jury comprenant au moins deux membres issus d’établissements étrangers, et rédiger une partie de son travail dans une langue autre que celle de son université d’inscription. Le diplôme reste unique, mais il est assorti d’une mention valorisante sur le CV.

La cotutelle, elle, est la formule la plus engageante. Elle combine codirection formelle, mobilité longue (9 mois minimum dans l’établissement partenaire), convention signée entre les deux institutions et obtention d’un double diplôme ou diplôme conjoint. C’est un vrai partenariat institutionnel, pas seulement une expérience personnelle.

Pour y voir plus clair, voici un tableau comparatif :

DispositifObjectif et conditionsDiplôme délivré
CotutelleDouble encadrement, convention obligatoire, séjour d’au moins 9 mois à l’étrangerDouble diplôme ou diplôme conjoint
CodirectionEncadrement partagé sans mobilité imposée, convention facultativeDiplôme unique (établissement d’inscription)
Label européenSéjour de 3 mois minimum en Europe, jury international, conditions linguistiquesDiplôme unique avec mention européenne

Alors, comment choisir ? Si votre objectif est de construire une carrière résolument internationale, avec une double reconnaissance académique, la cotutelle s’impose. Si vous avez simplement besoin d’une expertise complémentaire ponctuelle, une codirection suffira. Le label européen, lui, peut tout à fait s’ajouter à l’un ou l’autre de ces dispositifs pour renforcer la dimension européenne de votre parcours. L’important est d’aligner le choix du dispositif avec votre projet de recherche et votre horizon professionnel, pas de cocher une case pour le principe.

Le cadre juridique : de l’arrêté de 2005 à la circulaire de 2019

Comme tout dispositif universitaire français, la cotutelle repose sur des textes réglementaires précis. Le cadre de référence reste l’arrêté du 6 janvier 2005, qui a posé les bases modernes du dispositif. Il définissait déjà les contours essentiels : une convention entre deux établissements, une codirection scientifique, et une durée de séjour minimale dans l’établissement partenaire.

Mais le texte de 2005 montrait ses limites. Trop rigide, pas assez adapté à la diversité des parcours doctoraux. En 2019, une circulaire du 25 septembre est venue actualiser et préciser les modalités pratiques, sans abroger l’arrêté initial. Elle insiste sur la responsabilité des écoles doctorales dans l’accompagnement du doctorant et rappelle l’importance de formaliser clairement, dans la convention, la répartition des périodes de présence dans chaque pays.

Concrètement, les dispositions principales à retenir sont les suivantes : la durée totale de la thèse reste de trois ans (avec possibilité de prolongation comme tout doctorat), mais le doctorant doit impérativement effectuer un séjour d’au moins 9 mois dans l’établissement partenaire. La convention doit préciser la langue de rédaction du manuscrit, les modalités de la soutenance, et le type de diplôme final (double diplôme ou diplôme conjoint). L’école doctorale est l’interlocuteur central pour valider le projet et suivre sa mise en œuvre.

Un point essentiel : ces textes nationaux s’appliquent dans un cadre général, mais chaque établissement peut avoir ses propres règles complémentaires. À Lyon, par exemple, l’Université Claude Bernard Lyon 1, l’Université Lumière Lyon 2 ou l’INSA ont chacune leurs procédures spécifiques de dépôt et de validation. Le premier réflexe doit donc être de consulter les services de son école doctorale pour obtenir les documents à jour et les délais propres à son université. Le cadre national donne les principes ; le terrain local dicte les étapes.

Monter sa cotutelle : les 10 étapes incontournables

Se lancer dans une cotutelle, c’est enclencher une mécanique administrative qui demande anticipation et méthode. Mais rassurez-vous : des centaines de doctorants y parviennent chaque année. Voici les dix étapes clés, présentées dans l’ordre chronologique. Utilisez cette checklist pour suivre votre progression.

  • [ ] 1. Vérifier les prérequis. Avant toute chose, discutez avec votre directeur de thèse actuel pour obtenir son accord sur le principe d’une cotutelle. Assurez-vous que votre sujet de recherche s’y prête et qu’un établissement partenaire crédible existe dans le pays envisagé.
  • [ ] 2. Contacter l’école doctorale. C’est l’étape incontournable. L’école doctorale vous fournira les documents types, les délais à respecter et les critères de recevabilité propres à votre université lyonnaise. Prenez rendez-vous tôt, idéalement six mois avant la date de début souhaitée.
  • [ ] 3. Rédiger le projet de recherche conjoint. Le document qui va sceller le partenariat n’est pas qu’une formalité. Il doit décrire clairement la problématique, les objectifs, la méthodologie et les résultats attendus, en montrant la plus-value concrète de la double collaboration.
  • [ ] 4. Identifier un co-directeur à l’étranger. Trouvez un chercheur dans l’établissement partenaire qui accepte de codiriger votre travail. Son expertise doit être complémentaire à celle de votre directeur français. Les mises en relation passent souvent par les réseaux de votre laboratoire ou les colloques.
  • [ ] 5. Négocier et signer la convention. La convention de cotutelle, rédigée avec l’aide des deux écoles doctorales, doit détailler la durée des séjours, les modules de formation suivis dans chaque établissement, les conditions financières et les modalités de soutenance. Relisez chaque clause avec vos directeurs avant signature.
  • [ ] 6. Déposer le dossier administratif. Une fois la convention signée par les chefs d’établissement des deux universités, constituez le dossier d’inscription complet. Chaque établissement fixe ses pièces à fournir : relevés de notes, pièce d’identité, justificatifs de financement. Ne sous-estimez pas les délais de traitement.
  • [ ] 7. Préparer la mobilité. Les aspects logistiques ne doivent pas être négligés : logement dans le pays d’accueil, visa lorsque le pays l’exige, affiliation à la sécurité sociale ou assurance santé. Commencez ces démarches plusieurs mois avant le départ prévu.
  • [ ] 8. Respecter les périodes de mobilité obligatoires. La réglementation prévoit un minimum de 9 mois dans l’établissement partenaire, répartis sur la durée de la thèse. Planifiez soigneusement ces séjours avec vos deux directeurs pour ne pas compromettre l’avancement de votre recherche.
  • [ ] 9. Suivre les formations des deux établissements. Une particularité de la cotutelle : vous devez valider les modules doctoraux dans les deux universités. Tenez un tableau de suivi pour vérifier que vous remplissez les exigences des deux côtés. Un oubli peut bloquer la soutenance.
  • [ ] 10. Préparer la soutenance conjointe. La soutenance est organisée dans l’un des deux établissements, avec un jury composé de membres des deux pays. Les règles de composition du jury et la procédure de délivrance du diplôme doivent être anticipées bien avant la fin de la thèse.

Un conseil de terrain : laissez-vous des marges de temps à chaque étape. Les délais administratifs cumulés peuvent facilement atteindre six à neuf mois entre la première prise de contact et la signature définitive de la convention.

Comptez jusqu’à neuf mois pour signer la convention. Anticipez au moins un an avant le début souhaité de la cotutelle.

Combien coûte une cotutelle ? Budget, bourses et aides

Parlons budget. C’est souvent le point qui inquiète le plus les doctorants, et c’est normal : une mobilité internationale, surtout longue, a un coût. Mais plusieurs dispositifs de financement existent, et avec un bon montage, l’équilibre est tout à fait atteignable.

Vue de dessus d'un bureau d'étudiant avec un ordinateur portable, une calculatrice et un carnet ouvert où est écrit 'Budget Études', un mortier et un symbole euro, scène lumineuse et organisée, texte superposé 'BUDGET ET BOURSES' avec ombre portée.

Prenons un exemple concret pour fixer les idées : une cotutelle entre l’Université de Lyon et une université berlinoise. Côté français, le doctorant est inscrit à Lyon et bénéficie d’un contrat doctoral (environ 1 750 euros nets mensuels en 2025). Pendant ses séjours à Berlin, il conserve ce salaire, mais doit faire face à un coût de la vie local : comptez environ 900 à 1 100 euros par mois pour le logement, la nourriture, l’assurance et les transports. L’écart peut donc être significatif.

Heureusement, des aides existent. La bourse Eiffel, gérée par Campus France, est l’une des plus attractives : elle propose une indemnité mensuelle d’environ 1 400 euros pour les doctorants en cotutelle, plus une prise en charge du billet d’avion aller-retour et de l’assurance. À l’échelle de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, des bourses de mobilité internationale sont également accessibles sur dossier, couvrant souvent une partie des frais de séjour. Certaines écoles doctorales lyonnaises disposent aussi de fonds dédiés pour financer le surcoût de la mobilité.

La bourse Eiffel offre 1 400 € par mois, le billet d’avion et l’assurance. Cumulée à une aide régionale, elle transforme un projet serré en expérience sereine.

D’autres sources peuvent compléter le budget : les bourses gouvernementales du pays d’accueil (le DAAD en Allemagne, par exemple), les aides Erasmus+ pour les mobilités courtes intégrées au parcours doctoral (jusqu’à 400 euros par mois) ou encore les financements sur projet obtenus par les laboratoires. Côté frais de scolarité, la convention de cotutelle prévoit généralement que le doctorant ne paie les droits d’inscription que dans un seul établissement, ce qui évite un double coût souvent dissuasif.

Pour optimiser votre budget, deux règles simples : anticipez vos demandes de bourses au moins un an à l’avance (les calendriers sont très stricts) et mixez les sources de financement. Une bourse Eiffel couplée à une aide régionale, par exemple, peut transformer un projet serré en expérience sereine.

Cotutelle en action : exemples de partenariats et retours d’expérience

Pour donner chair au dispositif, rien ne vaut des exemples concrets.

Un jeune chercheur avec une valise et un sac à dos pour ordinateur traverse un hall d'aéroport moderne, des panneaux directionnels en français pointent vers des grandes villes, l'atmosphère est optimiste.

Imaginons le parcours de Léa, doctorante en chimie des matériaux à l’Université Claude Bernard Lyon 1, qui a monté une cotutelle avec l’Université Humboldt de Berlin. Son sujet portait sur les polymères biosourcés. Elle a partagé son temps entre le laboratoire lyonnais, spécialisé en synthèse, et l’équipe berlinoise, experte en caractérisation physique. Pendant trois ans, elle a effectué un séjour de 12 mois à Berlin, répartis en deux périodes. « Travailler dans deux cultures de laboratoire m’a obligée à m’adapter, mais c’est ce qui a donné de la richesse à mon projet », explique-t-elle. Elle a soutenu sa thèse à Lyon devant un jury franco-allemand et a obtenu un double diplôme. Six mois plus tard, elle débutait un postdoctorat à Munich.

Autre exemple, celui de Karim, doctorant en sociologie politique à Sciences Po Lyon, qui a construit une cotutelle avec l’Université de Milan. Il a passé 18 mois en Italie sur la durée totale de sa thèse. « La cotutelle m’a permis d’accéder à des archives et à des entretiens impossibles à obtenir depuis la France. Sans ce dispositif, ma thèse n’aurait tout simplement pas eu la même ampleur empirique. » Il a décroché un poste d’enseignant-chercheur dans une université suisse, où son double diplôme franco-italien a fait la différence face à d’autres candidats.

Ces trajectoires, bien qu’anonymisées, reflètent des retours fréquents des doctorants passés par la cotutelle : un réseau élargi, une double culture scientifique, une employabilité renforcée. Ce sont des bénéfices tangibles, au-delà du diplôme lui-même.

Les pièges à éviter pour ne pas faire dérailler votre cotutelle

Avec de l’anticipation, une cotutelle se déroule sans accroc. Mais certains écueils reviennent régulièrement. Les voici, avec les conseils pour les éviter.

  • ⚠️ Négliger les délais administratifs. La signature d’une convention de cotutelle peut prendre des mois. Il faut compter jusqu’à neuf mois entre les premières discussions et la validation finale. Commencez les démarches au moins un an avant la date de début souhaitée.
  • ⚠️ Oublier de faire valider les modules de formation dans les deux établissements. Chaque université a ses propres exigences en matière de formations doctorales. Dès le début, établissez avec vos deux directeurs la liste des modules obligatoires dans chaque pays et tenez un tableau de suivi. Un oubli peut bloquer l’autorisation de soutenance.
  • ⚠️ Sous-estimer l’échéancier de mobilité. La règle des 9 mois minimum est une contrainte réelle. Une mauvaise répartition peut déséquilibrer le projet. Planifiez les séjours en fonction des besoins scientifiques du moment : collecte de données, expérimentations, rédaction.
  • ⚠️ Confondre cotutelle et simple échange Erasmus. La cotutelle implique un engagement institutionnel fort des deux universités. Elle ne se limite pas à un trimestre de cours à l’étranger. Si votre objectif est une expérience courte et légère, le label européen ou une mobilité Erasmus est plus adapté.
  • ⚠️ Sous-estimer les barrières linguistiques et culturelles. Travailler dans une langue étrangère, s’intégrer dans un laboratoire aux codes différents, rédiger un manuscrit potentiellement bilingue : tout cela pèse sur le quotidien. Évaluez honnêtement votre niveau linguistique avant de vous engager et, si nécessaire, prévoyez une période de mise à niveau.

Rien d’insurmontable dans cette liste. La plupart des difficultés rencontrées en cotutelle se résolvent par une préparation méthodique et un dialogue constant avec les directeurs et les écoles doctorales. L’essentiel est d’être lucide sur les contraintes pour mieux les gérer.

Questions fréquentes sur la cotutelle de thèse

Un doctorant se tient entre deux grandes bannières universitaires représentant différents pays, un globe et des documents académiques sont posés sur un bureau au premier plan, la lumière est vive et inspirante, et un texte 'LA THÈSE EN COTUTELLE' est superposé avec ombre portée sur un fond semi-transparent foncé.

Qu’est-ce qu’une cotutelle de thèse ?

Une cotutelle de thèse est un dispositif de coopération internationale permettant à un doctorant de préparer sa thèse sous la responsabilité de deux directeurs dans deux établissements, situés dans deux pays différents. Elle repose sur une convention obligatoire signée par les deux universités et conduit à un double diplôme ou un diplôme conjoint.

Qu’est-ce qu’un diplôme en cotutelle ?

Le diplôme délivré en cotutelle est un double diplôme ou un diplôme conjoint attestant que le doctorant a validé son parcours doctoral dans les deux pays. Il est reconnu internationalement et porte les sceaux ou signatures des deux établissements partenaires, ce qui renforce la mobilité du titulaire sur le marché académique global.

Comment faire une thèse en cotutelle ?

Pour monter une cotutelle, il faut d’abord obtenir l’accord de son directeur et contacter l’école doctorale, puis identifier un co-directeur à l’étranger. Ensuite, une convention doit être rédigée et signée par les deux établissements. Les étapes détaillées sont présentées dans la section 4 de cet article.

Quels sont les avantages de la cotutelle ?

La cotutelle offre un double diplôme reconnu, une immersion dans deux cultures de recherche, un réseau scientifique international et des compétences linguistiques renforcées. Ces atouts améliorent considérablement l’employabilité du docteur, que ce soit dans la recherche académique ou dans le secteur privé international.

Quelle est la différence entre cotutelle et codirection ?

La cotutelle implique une convention formelle entre deux établissements, une mobilité obligatoire d’au moins neuf mois et l’obtention d’un double diplôme. La codirection est un encadrement partagé plus souple, sans double diplôme automatique ni mobilité imposée. Le tableau comparatif de la section 2 détaille ces distinctions.

Combien de temps dure une cotutelle ?

La durée totale de la thèse en cotutelle est généralement de trois ans, comme tout doctorat. La spécificité réside dans l’obligation d’effectuer un séjour d’au moins neuf mois dans l’établissement partenaire, selon une répartition fixée dans la convention de cotutelle.

Quels sont les pièges à éviter en cotutelle ?

Les pièges principaux sont les délais administratifs sous-estimés, l’oubli de validation des formations dans les deux établissements et une planification imprécise de la mobilité. La section 7 de cet article détaille ces risques et propose des conseils pratiques pour chacun d’eux.

Passez à l’action : ressources et prochaines étapes

La cotutelle internationale de thèse reste l’un des dispositifs les plus structurants et les plus valorisants du doctorat en France. Elle exige une préparation rigoureuse et une coordination sans faille entre les institutions, mais son bénéfice est à la hauteur de l’investissement : un parcours scientifique à double empreinte et une reconnaissance académique internationale qui comptent lourd, à l’heure où les carrières de la recherche se jouent à l’échelle mondiale.

Si vous êtes doctorant à Lyon et que ce dispositif vous intéresse, commencez dès maintenant par un rendez-vous avec votre école doctorale. Consultez les textes officiels en vigueur sur le site Légifrance, notamment l’arrêté du 6 janvier 2005 et la circulaire du 25 septembre 2019. Rapprochez-vous également des services de relations internationales de votre établissement lyonnais, qui disposent souvent de guides pratiques et d’un accompagnement dédié pour les démarches de mobilité sortante. Pour explorer les aides financières, le site de Campus France détaille les conditions de la bourse Eiffel.

Avec de la méthode et une bonne dose d’anticipation, une cotutelle réussie est à votre portée.

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